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Comment est mort Auguste Renoir ? Maladie, âge et dernières années
Renoir meurt à 78 ans, le 3 décembre 1919, dans sa maison des Collettes à Cagnes-sur-Mer. Une congestion pulmonaire est généralement donnée comme cause immédiate — et non la polyarthrite rhumatoïde qui l’avait pourtant lourdement handicapé.

L’essentiel en trente secondes
De quoi Renoir est-il mort ?

C’est la cause immédiate le plus souvent indiquée dans les biographies. Les sources institutionnelles confirment surtout la date et le lieu du décès.
Elle déforme ses mains, limite ses épaules et ses jambes puis l’oblige à utiliser un fauteuil roulant. Elle n’arrête pourtant pas son travail.
Portraits, paysages, sculptures et grandes baigneuses occupent encore son atelier. Son œuvre tardive ne se réduit donc pas à la maladie.
Le décès
3 décembre 1919 : ses dernières heures aux Collettes

Une mort à domicile, dans le Midi
Pierre-Auguste Renoir meurt dans sa propriété de Cagnes-sur-Mer le 3 décembre 1919. Né le 25 février 1841 à Limoges, il a alors 78 ans. Le domaine des Collettes n’est pas un simple lieu de retraite : c’est une maison familiale, un jardin, un atelier et l’un des principaux sujets de sa peinture tardive.
Le ministère de la Culture et le musée Renoir de Cagnes confirment que l’artiste vit aux Collettes jusqu’à sa mort. Le musée d’Orsay situe également son décès à Cagnes-sur-Mer en 1919.
Que signifie « congestion pulmonaire » ?
Les biographies emploient cette expression pour décrire la cause finale. C’est un terme historique assez général, qui renvoie à un encombrement ou à une atteinte aiguë des poumons. Il ne permet pas, à lui seul, de reconstituer un diagnostic moderne précis.
Il est donc plus rigoureux d’écrire que Renoir est mort des suites d’une congestion pulmonaire selon les biographies, sans transformer cette formule en dossier médical détaillé. La polyarthrite, elle, est beaucoup mieux documentée sur la longue durée par les photographies, les témoignages familiaux et les études médicales rétrospectives.
La maladie chronique
Une polyarthrite rhumatoïde devenue très invalidante

Les premiers signes articulaires apparaissent probablement dans les années 1890, lorsque Renoir a une cinquantaine d’années. La maladie progresse ensuite : gonflement, déformation des doigts, raideur des poignets et des épaules, difficultés de marche, amaigrissement et perte d’autonomie.
Une étude publiée dans le British Medical Journal décrit une forme agressive devenue particulièrement handicapante après 1903. Vers 1912, Renoir ne marche plus et travaille depuis un fauteuil roulant. La mobilité réduite ne signifie toutefois ni paralysie artistique ni disparition de la précision du regard.
Les petites articulations des mains et des pieds, puis les poignets, les épaules et les jambes. Les gestes fins deviennent difficiles et l’artiste dépend davantage de son entourage.
La décision picturale : choix des modèles, composition, couleur, correction et direction des sculptures. Renoir reste l’auteur de l’œuvre, même lorsque des assistants facilitent l’exécution matérielle.
Le refuge du Midi
Pourquoi Renoir s’installe-t-il à Cagnes-sur-Mer ?

Le climat et les conditions de travail
Renoir connaît déjà le sud de la France lorsqu’il découvre Cagnes au début du XXe siècle. Il achète le domaine des Collettes en 1907 et y fait bâtir sa maison. Le climat plus doux répond à ses problèmes de santé, tandis que le jardin lui offre des oliviers, des vues, des figures et des scènes familiales à portée d’atelier.
La maison est aujourd’hui le musée Renoir. On y conserve notamment son mobilier, son chevalet, son fauteuil roulant, des peintures et des sculptures. Le lieu rend visible ce que les textes expliquent mal : la proximité entre la vie domestique, les modèles, le jardin et le travail.
Une retraite qui reste productive
Aux Collettes, Renoir peint les paysages de sa propriété, son entourage et de grandes figures nues. Il passe aussi à la sculpture avec l’aide de Richard Guino à partir de 1913. L’immobilité relative concentre son monde visuel, mais elle ne l’appauvrit pas.
Les paysages tardifs ont une pâte ample, des formes fondues et une couleur chaude. Ils ne décrivent pas seulement la Côte d’Azur : ils construisent une nature idéale, hors du temps, qui prépare le décor des dernières baigneuses.
Technique et idées reçues
Renoir peignait-il avec ses pinceaux attachés aux mains ?

La formule est spectaculaire, mais la réalité demande une nuance. Des assistants plaçaient ou fixaient le pinceau dans sa main déformée lorsqu’il ne pouvait plus le saisir seul. Les bandes visibles sur certaines photographies protégeaient aussi la peau et absorbaient la transpiration ; elles ne constituaient pas simplement un dispositif permanent « attachant » le pinceau.
Renoir tient le manche entre le pouce et la paume, bouge davantage l’avant-bras et le corps, et change moins souvent de pinceau. Sa palette finit par être montée sur le fauteuil.
Un système de rouleaux permet de déplacer la surface peinte devant lui. Il peut ainsi travailler une œuvre beaucoup plus grande que l’amplitude de son épaule.
L’assistance pratique n’est pas une substitution de l’artiste. Dans la peinture, Renoir reste celui qui voit, choisit et corrige. Dans la sculpture, Richard Guino modèle sous sa direction : le musée d’Orsay présente explicitement cette collaboration, rendue nécessaire par des rhumatismes paralysant presque totalement les mains.
1914–1919
Guerre, deuil et création dans les dernières années

Une période familiale éprouvante
La Première Guerre mondiale frappe directement la famille. Pierre et Jean Renoir sont mobilisés et blessés. En juin 1915, Aline Renoir meurt. Le peintre, déjà très diminué, traverse ainsi la maladie, le deuil et l’inquiétude pour ses fils.
Le musée d’Orsay souligne pourtant l’arrivée d’un nouvel élan autour d’Andrée Heuschling, dite Dédée. La jeune modèle, rencontrée vers 1915, inspire plusieurs tableaux tardifs et participe à la genèse des Baigneuses. Elle épousera Jean Renoir quelques semaines après la mort du peintre.
Une reconnaissance officielle au sommet
Renoir n’est plus l’artiste contesté des débuts impressionnistes. Il est fait commandeur de la Légion d’honneur en 1919. Son portrait de Madame Charpentier et ses enfants est exposé au Louvre, où il se rend cette même année.
Cette visite prend une valeur symbolique : le peintre vivant retrouve son œuvre au milieu des maîtres qu’il a étudiés toute sa vie. Elle montre combien sa dernière période combine fragilité physique et consécration publique.
Le testament pictural
Les Baigneuses, l’aboutissement de 1918–1919

Renoir revient après 1910 à l’un de ses thèmes favoris : le nu dans la nature. Dans les grandes compositions tardives, il efface presque tout signe de modernité. Les figures charnues, la végétation, les rouges et les ocres composent un monde méditerranéen intemporel.
Les modèles posent dans le jardin des Collettes. Pourtant, le tableau ne ressemble pas à une simple vue de Cagnes. Renoir transforme le lieu en Arcadie, nourrie par son admiration pour Titien et Rubens.
Le musée d’Orsay qualifie Les Baigneuses de testament pictural. Ses trois fils donnent l’œuvre à l’État en 1923. Ce geste familial fixe une image différente de la fin de Renoir : non celle d’un homme réduit à son fauteuil, mais celle d’un peintre qui poursuit une ambition monumentale.
Repères chronologiques
Les vingt-cinq dernières années de Renoir

Les premiers signes visibles de polyarthrite apparaissent dans les mains.
La maladie devient plus agressive ; Renoir séjourne de plus en plus dans le Midi.
Il achète les Collettes à Cagnes et y fait construire sa maison.
Il ne marche plus et travaille depuis un fauteuil roulant.
Début de la collaboration sculptée avec Richard Guino sous l’impulsion d’Ambroise Vollard.
Mort d’Aline Renoir ; Andrée Heuschling entre bientôt dans l’univers de l’atelier.
Achèvement des grandes Baigneuses, œuvre majeure de la période tardive.
Commandeur de la Légion d’honneur, visite au Louvre, puis décès le 3 décembre à Cagnes-sur-Mer.
Bien distinguer les faits
Maladie, handicap et cause du décès : le tableau récapitulatif

| Question | Réponse prudente | Ce qu’il faut éviter | Source principale |
|---|---|---|---|
| À quel âge meurt Renoir ? | À 78 ans, le 3 décembre 1919. | Arrondir à 79 ans parce que l’on soustrait seulement les années. | Musée d’Orsay, Grande Chancellerie. |
| Où meurt-il ? | Dans sa propriété des Collettes à Cagnes-sur-Mer. | Dire Paris ou Essoyes, où se trouve aujourd’hui sa tombe. | Musée Renoir, ministère de la Culture. |
| Quelle est la cause immédiate ? | Une congestion pulmonaire selon les biographies. | Inventer un diagnostic moderne plus précis sans dossier médical. | Biographies historiques. |
| Quelle maladie chronique avait-il ? | Une polyarthrite rhumatoïde sévère, documentée rétrospectivement. | Présenter l’arthrite comme la cause certaine de la mort. | BMJ, musée d’Orsay. |
| A-t-il cessé de peindre ? | Non. Il adapte son atelier et travaille jusqu’à la fin. | Réduire toute l’œuvre tardive à un geste passif d’assistant. | Musée d’Orsay, Philadelphia Museum of Art. |
Œuvres de la boutique
Huit tableaux pour comprendre le dernier Renoir


Autoportrait au chapeau blanc
Renoir se représente dans la maturité, sans transformer le portrait en plainte.

Les Baigneuses
Le testament pictural monumental conçu dans le jardin des Collettes.

La Ferme des Collettes
Le domaine transformé en paysage de la dernière période.

Oliviers aux Collettes
Le motif quotidien accessible depuis la maison et l’atelier.

Andrée en rose
Dédée incarne le renouveau des figures féminines après 1915.

Portrait de Coco
Claude, le plus jeune fils, participe aussi à la vie de l’atelier.

Ode aux fleurs
Une vision décorative où la couleur garde toute son énergie.

Nature morte aux pommes
Le motif proche et stable, idéal pour le travail d’atelier.
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Questions fréquentes
La mort et les dernières années de Renoir en huit réponses
Quel âge avait Auguste Renoir à sa mort ?
Il avait 78 ans. Né le 25 février 1841, il meurt le 3 décembre 1919.
De quelle maladie est mort Renoir ?
Les biographies donnent une congestion pulmonaire comme cause immédiate. Sa polyarthrite rhumatoïde était une maladie chronique très invalidante, mais elle ne doit pas être confondue automatiquement avec la cause finale.
Où est mort Renoir ?
Il est mort dans sa propriété des Collettes à Cagnes-sur-Mer, aujourd’hui transformée en musée Renoir.
Renoir était-il paralysé ?
La polyarthrite avait fortement réduit sa mobilité et il utilisait un fauteuil roulant. Il conservait néanmoins des mouvements adaptés pour peindre avec l’aide de son entourage.
Ses pinceaux étaient-ils attachés à ses mains ?
Des assistants plaçaient ou fixaient le pinceau dans sa main lorsque nécessaire. Les bandages visibles sur les photographies servaient aussi à protéger la peau et n’étaient pas seulement des liens pour le pinceau.
Quelle est la dernière grande œuvre de Renoir ?
Les Baigneuses, peintes entre 1918 et 1919, sont généralement considérées comme son testament pictural.
Renoir a-t-il peint jusqu’au jour de sa mort ?
Les témoignages insistent sur une activité maintenue jusqu’à l’extrême fin. Il est certain qu’il travaille encore en 1919 malgré son état physique.
Où Renoir est-il enterré ?
Sa tombe se trouve à Essoyes, dans l’Aube, auprès de sa famille. Il ne faut donc pas confondre son lieu de décès, Cagnes-sur-Mer, avec son lieu d’inhumation.
Sources et vérification
Les références utilisées pour cet article
Une œuvre plus forte que le récit de la maladie
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